Everything Everywhere All at Once : Une œuvre magnifiquement chaotique !

Evelyn Wang est à bout : elle ne comprend plus sa famille, son travail et croule sous les impôts… Soudain, elle se retrouve plongée dans le multivers, des mondes parallèles où elle explore toutes les vies qu’elle aurait pu mener. Face à des forces obscures, elle seule peut sauver le monde mais aussi préserver la chose la plus précieuse : sa famille.


Oubliez les Marvel et autres Multivers of Madness… la quintessence narrative et visuelle du multivers se trouve dans un OVNI filmique de 25 millions ! Sobrement nommé Everything Everywhere All at Once. Cette folie cinématographique des Daniels nous embarque avec brio dans la vie d’Evelyn Wang (‎Michelle Yeoh) au bout du rouleau. Entre problèmes familiaux, travail stressant et endetté jusqu’aux épaules… Rien de mieux qu’une mission dans le multivers de la folie pour retrouver le bonheur (et sauver l’univers, entre autres).

Photo: Allyson Riggs
De gauche à droite : Stephanie Hsu, Ke Huy Quan, Michelle Yeoh, James Hong © 2022 A24 Distribution LLC

Destins Parallèles 😵

Notre héroïne Evelyn, interprétée par la brillante Michelle Yeoh navigue entre ses milliers d’autres Evelyn : passant d’une mère au bout du rouleau à une artiste martiale, en passant par une sign spinning, une prestigieuse actrice sortie d’un Wong Kar-wai, un rocher (oui), une cuisinière dans un restaurant prestigieux inspiré de Ratatouille avec un raton leveur à une lesbienne aux doigts de saucisses-fromage (promis, on ne l’invente pas). Mais ne soyez pas perdus ! Tout ce beau monde se retrouve intimement lié en partageant mutuellement leurs émotions et leurs capacités tout en un pour sauver le multivers d’une destruction imminente portée par Jobu Tupaki, un être plus proche d’elles, qu’elles ne croient… Mais comment interagir avec tous ces univers ? En exécutant l’inattendu, bien sûr : mâcher un vieux chewing-gum ou encore se couper les entre-doigts avec une feuille de papier (aie!). Nous pourrions citer bien des exemples loufoques tant la liste est interminable, mais suffisamment pour démontrer la folie visuelle et narrative de l’expérience Everything Everywhere All at Once.

© 2022 A24 Distribution LLC

Everything – Everywhere – All at Once

Le film est découpé en 3 parties distinctes : Everything (partie 1), Everywhere (partie 2), All at Once (partie 3). La première nous laisse le temps de placer le contexte lamentable de notre héroïne et les personnages. Cependant, l’action prend toute notre attention en otage sans nous laisser le temps de nous préparer à l’hystérie narrative et visuelle qui va suivre. La seconde partie va tout simplement nous offrir une bonne heure de combats à couper le souffle et de sauts d’univers à gogo dans une réalisation et un montage qui ne nous laissera pas le temps de souffler. Puis la dernière partie, qui nous offre une dose de moments forts, de profonde tendresse et de réconfort. Everything Everywhere All at Once nous offre un condensé d’émotions fortes, qui pousse le spectateur dans ses derniers retranchements physiques et psychiques.

Du (très) grand spectacle 🔥

L’autre point fort du film ? Définitivement sa réalisation et son montage parfaitement maitrisés au service d’une narration crédible qui tient la route. La réalisation et le montage se rendent mutuellement service à travers le cadrage avec grande qualité des plans, la direction artistique et au format du film qui s’adaptent avec brio à chaque univers abordés. Passant de son format principal le 1,85:1, en 2,39:1 pour les scènes d’action et au 1,33:1 pour les flashbacks, tout en jouant avec chaque nature de colorimétries existantes, contribuant à transporter le spectateur le plus profondément possible dans ces multiples univers. Chaque séquence, chaque plan, chaque seconde de Everything Everywhere All at Once est tout simplement du génie de mise en scène et de réalisation. En plus des Daniels, nous ne pouvons qu’applaudir Paul Rogers, Larkin Seiple et Zak Stoltz, respectivement le monteur, le directeur de la photographie et le superviseur des effets spéciaux.

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On notera également l’excellente bande originale, composée par le groupe pop expérimentale Son Lux, composé de Ryan Lott, Rafiq Bhatia et Ian Chang. Pour Everything Everywhere All at Once, le groupe nous offre 49 morceaux contribuant à nous transporter dans l’œuvre avec bio (coup de cœur pour le morceau “This Is A Life – Extended”). Vous pouvez d’ailleurs vous procurer cette bande originale en vinyle sur la boutique de A24 !

NOTE DE LA RÉDACTION : 5/5

Avec Everything Everywhere All at Once, les Daniels nous offrent le renouveau au concept de multivers avec leur style bien à eux. Grandiose, délirant et profondément intense, Everything Everywhere All at Once n’est pas un film qui se veut intellectuel façon « Tu ne peux pas comprendre ». Bien au contraire, il te propose d’embarquer avec dans sa folie visuelle et narrative qui ne laissera personne indifférent. Non content d’être un véritable vent de fraîcheur cinématographique, Everything Everywhere All at Once est définitivement le film le plus fou de l’année.

TITRE ORIGINAL : Everything Everywhere All at Once
GENRE : Action, Science-fiction, Comédie
TECHNIQUE : Prise de vue réelle
DURÉE : 2h19
PAYS : États-Unis
DATE DE SORTIE FR : 31 Août 2022
RÉALISATION : Les DANIELS (Daniel Kwan & Daniel Scheinert)
AVEC : Michelle Yeo, Jamie Lee Curtis, Stéphanie Hsu, Ke Huy Quan et James Hong.
PRODUCTION : AGBO (Les frères Russo) & A24
DISTRIBUTEUR FR : Originals Factory & Pathé Live
© 2022 A24 Distribution LLC

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