Rencontre avec le chanteur jo0ji à l’occasion de son titre « Yoake no uta » (l’ending de Jujutsu Kaisen – Saison 3)

Alors que la saison 3 de Jujutsu Kaisen : The Culling Game – Partie 1 continue sa diffusion dans le monde entier, dont en France sur Crunchyroll, nous avons eu la chance d’échanger avec le chanteur auteur et compositeur jo0ji, l’interprète de l’ending de cette nouvelle saison, avec son morceau « Yoake no uta ».

Alors que le titre est disponible sur toutes les plateformes de streaming depuis le 10 janvier, accompagné de son clip officiel, nous avons souhaité en découvrir plus sur jo0ji et son univers musical unique. Véritable talent émergeant et prometteur originaire de la préfecture de Tottori, jo0ji a d’ailleurs été sélectionné parmi les artistes RADAR: Early Noise 2024 de Spotify !

Avec « Yoake no uta », jo0ji signe sa première collaboration sur un animé. Et fort à parier qu’on le reverra très vite, grâce à son style fort et unique qui fait la richesse de ses titres !

« Yoake no uta » est le thème de générique de fin officiel de Jujutsu Kaisen Saison 3 : The Culling Game Partie 1. Quel effet cela vous fait de faire partie d’une licence d’une telle envergure ?

J’adore aussi bien le manga que l’anime, j’étais donc incroyablement heureux. En même temps, je me souviens avoir ressenti le besoin de rester fidèle à moi-même tout en respectant l’œuvre.

Le réalisateur [ndlr : de Jujutsu Kaisen] Shota Goshozono m’a demandé de représenter le conflit intérieur de Yuji Itadori ; j’ai donc essayé d’imaginer ce que ressentait Yuji pendant l’arc « Culling Game » et j’ai écrit la chanson en faisant le lien avec mes propres émotions.

Avec « Yoake no uta », vous signez votre première collaboration musicale dans le monde de l’anisong. Cette expérience vous a-t-elle donné envie de continuer sur cette lancée ?

Oui, j’adorerais !

Regardez Jujutsu Kaisen : The Culling Game – Partie 1 sur Crunchyroll.
Quelle est votre approche vis-à-vis de la licence par rapport à la création du clip et à cet arc de Jujutsu Kaisen ? Qu’elles en ont été les défis ?

Le réalisateur Shota Goshozono m’a demandé de mettre en scène le combat intérieur de Yuji Itadori ; j’ai donc essayé d’imaginer ce que ressentait Yuji pendant l’arc narratif du « Culling Game » et j’ai écrit cette chanson en les associant à mes propres émotions.

La mélodie de « Yoake no uta » présente deux facettes contrastées : l’une extrêmement sombre, l’autre rafraîchissante. Ce contraste exprime l’instabilité d’une personne qui doit continuer à se battre même lorsque son corps et son esprit sont complètement épuisés.

Les paroles passent par trois étapes : un monologue, une confession, puis enfin une détermination — trouver une petite lueur d’espoir à la fin.

Comme j’ai dû créer d’abord la version TV de 90 secondes [ndlr : pour la durée de l’ending], le plus grand défi a été de trouver comment créer la dynamique de la fin de la version complète. Le refrain utilisé dans l’anime est en fait le premier refrain de la version complète. J’y ai ajouté des sons orchestraux, en faisant beaucoup d’essais afin de trouver comment rendre la section finale encore plus grandiose musicalement.

Pourriez-vous nous parler du concept qui sous-tend le clip que vous avez créé avec Margt ?

Au début de la chanson, l’émotion part d’un état négatif et revient progressivement à zéro vers la fin. J’ai partagé cette idée avec les deux membres de Margt, et ensemble, nous avons élaboré une histoire qui évolue vers ce « zéro ». J’avais le sentiment que passer du négatif au zéro ne pouvait pas se faire grâce à la seule force d’une personne ; c’est pourquoi le clip commence avec le personnage principal chantant seul dans un espace qui ressemble à un refuge, puis se faisant progressivement porter par les autres.

Le second thème de la chanson est l’instabilité émotionnelle qui évolue lentement vers la stabilité. Nous voulions également exprimer cela visuellement. Nous avons donc créé une pièce qui ressemble à un confessionnal, où je chante, tandis que neuf « émotions » différentes apparaissent sous la forme de danseurs autour de moi. On peut avoir l’impression qu’ils célèbrent ou bénissent le personnage, mais en même temps, on peut aussi avoir le sentiment qu’ils intensifient la tristesse.

Cet espace semblable à un confessionnal fait office de refuge, mais il représente aussi le mur que nous érigeons parfois entre nous-mêmes et les autres. Vers la fin du clip, d’autres personnes commencent à entrer dans cet espace, et peu à peu, le cœur du personnage s’ouvre. Nous avons également inséré des séquences visuelles chaotiques et intenses tout au long de la vidéo pour représenter les hauts et les bas émotionnels ainsi que les tourments de l’esprit.

Comment décririez-vous votre évolution depuis « Fukutsu ni Hana » ?

Au début, la musique était quelque chose que je créais tout seul. Mais après avoir rencontré des arrangeurs, les membres du groupe et mon équipe, c’est devenu quelque chose que nous construisons ensemble !

Avez-vous un message à faire passer à vos auditeurs francophones ?

Je vois souvent les rues et la nature françaises dans les films, et j’ai toujours rêvé de me rendre au moins une fois en France. Si j’en ai un jour l’occasion, j’adorerais y aller — alors n’hésitez pas à m’inviter !

En tant qu’artiste japonais, je suis fier de créer une musique qui reflète qui je suis et d’où je viens. J’espère que les Français finiront par me considérer parmi les personnalités qui représentent la musique japonaise — du genre : « quand on pense au Japon, on pense à jo0ji ».

Je vais continuer à travailler dur pour créer des musiques qui vous toucheront, alors je vous serais reconnaissant de votre soutien. Merci beaucoup !

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Propos recueillis en mars 2026 d’après les questions de Jonathan “Jojo Tout Cour” Guetta et Strangie pour Konata Nekoyama / Studio JM Production. Transcription écrite et corrections par Jonathan “Jojo Tout Cour” Guetta. Remerciements à Leonore Vilette-Catherine de l’agence More To Come pour la proposition de cette interview et la mise en relation avec l’artiste et ses équipes. Nous remercions également Jo0ji pour son temps, ainsi que l’ensemble des équipes de Sony Masterworks France, Sony Music France et Sony Music Japan.

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