Rencontre avec Ana C. Sànchez (Limbo, Alter Ego) à Japan Expo 2024

À l’occasion de sa venue à Japan Expo 2024, l’équipe Konata Nekoyama a pu rencontrer Ana C. Sànchez, l’autrice espagnole derrière les mangas Limbo et Alter Ego, publiés en France chez Glénat Manga ! Dans le cadre de la sortie de Limbo chez l’éditeur (dont le second tome est paru en juillet dernier), nous avons pu lui poser quelques questions sur son travail et ses nombreuses inspirations.

Autrice née et vivant à Murcie, Ana C. Sánchez s’intéresse aux mangas dès l’adolescence. Aimant créer des histoires, elle commence par les écrire. Pour les rendre plus visuelles, elle se lance ensuite dans l’illustration en autodidacte. Elle crée plusieurs webcomics (Cross Heart, Melody of Sorrow, Phantom Edge) en auto-édition avant d’être publiée par Planeta avec Alter Ego et Sirius. Avec Limbo, elle se lance dans sa première série shonen remplie d’aventures, d’action et de surnaturel.


Konata Nekoyama : Comment est né votre amour pour le genre yuri ?

Je le dois aux animés yuri de l’époque lorsque j’avais 15 ou 17 ans. J’étais tombée par hasard sur les animes de Kannazuki no Miko (2004) ou encore Strawberry Panic (2006), des titres populaires à l’époque, que j’ai bien aimé. Côté manga, je lis tous les yuri qui sortent en Espagne (rires)

Konata Nekoyama : Avec Limbo, vous passez donc à une série, comment voyez-vous l’avenir scénaristique pour cette nouvelle œuvre ? Quels sont vos sentiments à ce propos ?

J’ai un peu peur, car le rythme narratif est différent de celui d’un one-shot. L’histoire de Limbo est prévue en trois arcs. Le premier est terminé en Espagne, avec un troisième tome pour conclure cet arc. Mais je ne sais pas combien de tomes il y aura au total. Je dirais cinq, au moins. 

Konata Nekoyama : Scénaristiquement, avez-vous déjà tout prévu pour Limbo ?

J’ai une idée générale, mais pas les détails. Je ne sais pas encore comment faire ce que je prévois de faire. Je décide généralement en dessinant. J’ai une idée générale des arcs et des chapitres, mais lorsque je commence à travailler sur le dessin, je finis par ajouter et modifier des choses. 

Konata Nekoyama : Quels ont été les difficultés ou les challenges rencontrés pour passer d’un one-shot à une série ?

Je dirais que les plus grosses difficultés sont le changement de rythme et de narration, car ceux de Sirius sont plus dosés. Tandis que sur Limbo, j’ai eu des difficultés sur le thème de la rébellion. Donc j’ai dû apprendre à maîtriser tout ça.

Konata Nekoyama : Aimeriez-vous un jour reprendre l’univers d’un de vos one-shot (Alter Ego ou Sirius) pour les développer de nouveau ? Éventuellement en série courte ?

C’est en cours pour Alter Ego, avec un second tome. Je n’ai pas prévu d’aller au-delà pour le moment. On me pose souvent la question pour Sirius aussi, mais ce n’est pas prévu. En France, beaucoup de gens ont l’air d’aimer Sirius alors qu’en Espagne, Alter Ego semble plus populaire.

Konata Nekoyama : Vous avez une idée de la raison de ces succès ?

J’ai une théorie liée aux couleurs mises en avant. Sirius est très bleuté, tandis qu’Alter Ego est très rosé. Ou bien, ce sont les conflits dans l’histoire. En Espagne, on adore les conflits et le drama !

Konata Nekoyama : Avez-vous fait des dessins ou des reprises des scènes d’autres œuvres pour vous exercer ?

Oui, j’ai fait quelques croquis pour m’entraîner et trouver des références. Je tente de m’améliorer avec le temps, il y a toujours des choses à faire. Ça ne m’empêche toutefois pas d’être désordonnée dans ma façon de travailler (rire). Mais c’est un désordre que moi seul peux comprendre !

Konata Nekoyama : Quelles sont vos sources d’inspiration dans l’écriture de vos mangas ?

Je dirais les jeux vidéo, comme Persona, Nier ou encore Final Fantasy IX, mon préféré.

Konata Nekoyama : Niveau jeu vidéo, quels sont vos jeux préférés ?

Je joue beaucoup à des J-RPGs et à des jeux vidéo très longs, avec une narration très intense. Il y a aussi Legend of Zelda : Tears of the Kingdom que j’ai joué l’année dernière et que j’adore ! Je l’ai même terminé à 100 % avec toutes les quêtes principales et secondaires (rires) !

Konata Nekoyama : Êtes-vous principalement inspirées par des jeux vidéo ? Y a-t-il autre chose ? 

Les jeux vidéo m’inspirent pour leurs histoires. Mais lorsque je dessine, ce sont les mangas, ma source d’inspiration, tels que Fruits Basket (1998), par exemple. C’est ma toute première source d’inspiration en tant qu’auteur.


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Konata Nekoyama : Et niveau anime et manga, vous avez des préférences ?

Quand j’étais petite, j’étais une grande fan de Clamp. J’avais commencé leurs œuvres avec Tsubasa Reservoir Chronicles (2005). En ce moment, pour Limbo, je suis plutôt inspirée par Card Captor Sakura (1996), Puella Magi Madoka Magica (2011), Toilet-Bound Hanako-kun (2014) ou encore Dandadan (2021), que j’aime beaucoup. Ce sont de grandes sources d’inspiration pour les scènes de romance et d’action de Limbo et Alter Ego. Bien que pour Card Captor Sakura, j’avais surtout regardé l’anime. J’ai lu peu de tomes du manga. Je ne sais pas combien il y en a en tout (rires).

Konata Nekoyama : Avez-vous un message pour vos lecteurs ?

Merci pour votre soutien et votre bienveillance, à chaque fois que je viens ici en France ! C’est ma deuxième fois à la Japan Expo et c’est toujours génial !

Propos recueillis le 12 juillet 2024 par Louise “Konata Nekoyama” Su et Jonathan “Jojo Tout Cour” Guetta pour Konata Nekoyama. Remerciements à Laetitia Matusik de Génat Manga, ainsi qu’à Aurélie LebrunEmmanuelle Verniquet et Thomas Quinn de l’agence Games of Com.

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