Nos bandits préférés sont de retour, et cette fois, en charmante compagnie ! Nos Bad Guys, désormais amendés en dépit de leurs efforts acharnés pour faire le bien, vont se retrouver entraînés dans un braquage international de haut vol, finement orchestré par une équipe aussi redoutable qu’insoupçonnée : les Bad Girls.
C’est le retour de l’une de nos licences DreamWorks préférées ! Mlle Tarentule, M. Piranha, M. Requin, M. Serpent et M. Loup marquent un retour de haute volée dans ce nouvel opus des Bad Guys, où nous retrouvons toujours Pierre Perifel à la réalisation. Le cinéaste est cette fois accompagné de Juan Pablo Sans en tant que co-réalisateur (ce dernier ayant officié sur le premier volet en tant que responsable de l’animation des personnages).
Dans ce nouvel opus (dont le visionnage du premier est nécessaire, disons-le), nous retrouvons nos Bad Guys, profitants… Plutôt, essayent de profiter de leur nouvelle vie honnête de Good Guys… Mais alors qu’ils essaient de construire cette nouvelle image d’eux-mêmes, notre groupe va se retrouver entraîné de force dans un casse d’envergure mondiale, peaufiné des Bad Girls, tout droit inspirées de leurs exploits passés. Une intrigue s’inscrivant parfaitement dans la lignée du premier film, tout en gardant l’esprit fun et jubilatoire ayant fait le succès de ce dernier. Alors, accrochez votre ceinture, focus aujourd’hui sur Les Bad Guys 2, un volet aussi réussi que son prédécesseur ; comme quoi, chez DreamWorks, les suites, ç’a du bon ces derniers temps (coucou Sherk 2 et Le Chat Potté 2).
Essayer d’être bon, ça n’a pas que du bon…
Dès les premières secondes, le film donne le ton en nous plongeant dans un flashback à cent à l’heure (à rendre jaloux Taxi et autre Initial D), mettant en avant le premier casse du groupe en compagnie de Mlle Tarentule, fraîchement intégrée à la bande. Et donc, par défaut, le premier casse officiel des Bad Guys tel que le monde les connaît. Une équipe soudée, où les spécialités de chacun contribuent à la force du groupe, dans l’improvisation, la joie et la bonne humeur. Une transition idéale pour revenir à nous jours… Où l’époque des Bad Guys est bel et bien révolue.
Mais derrière cette renaissance, se cache une véritable difficulté pour nos héros s’intégrer dans la vie active. En effet, leur passé de Bad Guys étant toujours connu de tous, la confiance envers eux est déjà ébranlé avant même le début de leurs nombreux entretiens d’embauche. Mais c’est sans compter sur une rencontre qui va tout chambouler : celle des Bad Girls, qui vont les inciter à revenir au crime en aidant de force ces dernières à montrer un coup d’envergure mondiale…

Une réutilisation de codes qui marchent
Ce qu’on aime avec ce nouveau volet, c’est qu’il garde volontairement les codes du premier, où nous suivons l’envie des Bad Guys de devenir gentil (ce qui est chose factuellement faite), mais le devenir c’est bien… Le rester, c’est mieux ! Et c’est là tout l’enjeu scénaristique de cette suite : Comment garder cette image de gentil lorsque la situation nous demande de devenir méchant pour prouver au monde qu’on est réellement devenu gentil et qu’on essaie de nous mener en bateau ? Enjeu particulièrement complexe présenté comme tel, toutefois radicalement réussi et fluide dans son exécution !
Globalement, Bad Guys 2 fait évoluer (voire approfondie considérablement) son propos initial et garde les mêmes codes qui ont contribué au succès du premier film, sans jamais tomber dans l’ombre d’une redondance. On y retrouve une introduction subtile et plutôt badass des antagonistes, en l’occurrence ici, de nos Bad Girls en mode double jeu insoupçonné (qui nous rappellera sans mal, le Professeur Marmelade dans le premier film) ou encore la remise en question de la nécessité d’être méchant pour se faire respecter ou pour inciter la peur… Et c’est ce qu’on aime par-dessus-tout dans cet opus, sa manière de toujours garder une certaine légèreté malgré la puissance de son propos particulièrement profond et de ses enjeux, à travers des gags et des répliques particulièrement cartoon qui fonctionnent à merveille et sans jamais tomber dans l’absurde ou dans le ridicule incontrôlé.
Du côté des personnages, nous prenons un immense plaisir à retrouver toute la bande des Bad Guys, toujours fidèles à eux-mêmes (bien qu’on regrettera encore la sous-exploitation de Mlle Tarantule…). Nous apprécions également le retour de Diane, qui récupère ici, un temps d’écran conséquent et où son passé de Patte Écarlate à un impact bien plus considérable sur la narration, et ce, pour notre plus grand bonheur.

Une suite qui arrive à faire encore mieux
Disons-le de suite, nous étions déjà fans du premier volet, qui avait réussi à mettre la barre très haute. Mais ce nouveau volet réussi à faire tout aussi bien (voire mieux) que le premier, avec un scénario dense et complet au service d’un enjeu narratif plus conséquent que le premier film, à travers une réalisation audacieuse et une direction artistique de haute volée, visuellement hyper généreuse. Au niveau de la réalisation dans son ensemble, le film ne trahit pas les fans de la première heure en restant sur une direction artistique à l’image de synthèse très 2D / cartoon dans son ensemble, qui arrive à le faire distinguer aisément des autres productions DreamWorks.
Le rythme y est dynamique et fluide, quasiment sans longueur ou temps morts. Comme pour le premier volet, nous restons plongés dans cet univers décalé avec un enthousiasme considérable, tout au long des 1h44 que compose ce nouveau chapitre, que nous pouvons clairement qualifier de pépite qui hisse encore un peu plus Bad Guys dans le haut du panier de nos franchises DreamWorks favorites ! On repart néanmoins de la salle avec une simple question en tête : Mais où Bad Guys 3 va-t-il nous emmener ? Il faudra s’armer de patience…


Véritable pépite, Bad Guys 2 rentre dans le Panthéon des suites DreamWorks qui mettent tout le monde d’accord. Nous prenons un plaisir considérable à retrouver cette bande d’anti-héros complètement décalée. On retrouve les tous les codes qui ont le fait le succès du premier volet à travers des gags visuels et narratifs qui font mouche et bien sûr, son propos initial sur la nécessité d’être méchant pour se sentir exister ou respecter qui est ici bien plus approfondie, voire considérablement évolué de façon, cette fois à faire cogiter le spectateur, le tout, sans jamais tomber dans la redondance. En bref, une suite narrativement réussie et visuellement hyper généreux, le tout bourré de risques et de parti-pris qui contribuent à faire de Bad Guys l’une de nos franchises DreamWorks préférées !
TITRE ORIGINAL : The Bad Guys 2
GENRE : Aventure et comédie
TECHNIQUE : Animation 3D
DURÉE : 1h44
PAYS : États-Unis
DATE DE SORTIE FR : 30 juillet 2025
RÉALISATION : Pierre Perifel et Juan Pablo Sans
D’APRÈS L’ŒUVRE ORIGINALE DE : Aaron Blabey
AVEC : Pierre Niney, Sam Rockwell et Jean-Pascal Zadi
PRODUCTION : DreamWorks Animation
DISTRIBUTEUR FR : Universal Pictures
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